#Follow Friday : mes 3 bouquins incontournables

Nous les geeks, il nous arrive de lire de vrais livres dans la vraie vie, parfois !

Après vous avoir présenté le livre déjanté Jpod ou encore Que reste-il du rêve de l’Internet ?, c’est avec une émotion palpable et un sens de la dérision certain que nous dévoilons pour vous nos livres de référence. Drôles, engagés, inspirants … nous avons tous un top of the pop dans notre bibliothèque.

Florian

Le meilleur des Mondes

Aldous Huxley

Foetus Le meilleur des MondesDans ce classique de la science-fiction, Huxley décrit une société parfaite où tout le monde est heureux et par là même une société profondément insupportable.
Dans cette dystropie (ou contre-utopie), les protagonistes luttent sans cesse contre le formatage social qui a imposé le bonheur à ses membres.

Le réalisme de son récit m’a vraiment troublé et, depuis de nombreuses années, inspiré dans mes réflexions, notamment vis-à-vis de la liberté, de la menace des régimes totalitaires, de l’importance des minorités … Et ce roman a également contribué à ma réflexion théologique.

Vingt-cinq ans après avoir écrit Le meilleur des mondes, Huxley publie un essai décryptant l’évolution du Monde par rapport à son roman, Retour au meilleur des mondes. À noter également qu’une (nouvelle) adaptation cinématographique sortira cette année : réalisé par Ridley Scott, avec Leonardo Dicaprio (excusez du peu) : je l’attends avec impatience !

1984

Georges Orwell

L’excellent 1984 de Georges Orwell est également une dystropie (décidément j’aime bien ce genre) qui aborde le sujet d’une manière totalement opposée : tous les membres de cette société fictive sont contraints au malheur et à la privation, soumis au pouvoir totalitaire d’un gouvernement mondial organisant une guerre permanente (sympa le synopsis).

Ici encore, les sujets abordées sont riches : le formatage social, la manipulation de la vérité par le pouvoir, l’importance de la vie privée …

Son impact sur les esprits est vraiment palpable. Je pense notamment à l’excellent Big Brother Award qui reprend à son compte la symbolique très forte du roman. Le prix Big Brother est « une cérémonie de remise de prix à destination des gouvernements et des entreprises […] qui font le plus pour menacer la vie privée ».
En 2010, on retrouve par exemple en superstars Eric Besson ou Brice Hortefeux.

L’encyclopédie du savoir relatif et absolu

Bernard Werber

N’ayez pas peur : contrairement à ce que le titre laisse à penser, ce livre ne se prend pas au sérieux !
L’encyclopédie du savoir relatif et absolu est une compile de maximes, de courtes histoires, de morales … Bref, du savoir distillé de manière ludique.
Chaque chapitre fait moins de deux pages et est complétement indépendant des autres : il est donc votre idéal compagnon de voyage dans le métro matinal.

Ce livre est souvent cité dans la trilogie Les fourmis et la trilogie Nous les Dieux du même auteur. Le mieux est donc de lire tous ces romans pour en saisir le sens profond 😉

Hélène

La Trilogie des Fourmis

Bernard Werber

Flo en a parlé un peu plus haut, La Trilogie des Fourmis (donc finalement 3 livres) est un must-have. Si j’ai aussi beaucoup aimé l’Encyclopédie du savoir relatif et absolu, jamais je n’aurais eu l’idée de la lire si je n’avais pas été prise au piège des Fourmis.

Werber, on aime ou on n’aime pas. Il n’y a pas « d’entre-deux ». Il n’y a pas de « j’aime bien mais… ».

Personnellement j’adore, même s’il part dans des délires fantasques qui, pourtant, ne font pas partie de ce que j’apprécie généralement en matière de littérature.

Un livre sur les fourmis n’a a priori rien de bien passionnant, mais c’est l’analyse de notre société, faite au travers de celle des fourmis, qui est passionnante.

99 Francs

Frédéric Beigbeder

Au même titre que la pub Lowe  Alice, 99 Francs fait partie des symboles incontournables de la culture com’.

Même si la caricature est puissante (tout comme dans la pub Lowe Alice, d’ailleurs), certains traits y sont malgré tout bien soulignés. Que l’on aime ou pas Beigbeder (et encore une fois, comme Werber, en général on aime ou on n’aime pas, pas de demi-mesure), on a tous entendu parler à un moment ou un autre de 99 Francs (que ce soit le film ou le livre).

Personnellement, j’avais vu le film avant de lire le livre. J’avais apprécié le film, mais le livre est plein de détails qui rendent sa lecture d’autant plus agréable.

Il m’est difficile de choisir un troisième livre tant il y en a qui m’ont marqués… J’aurais pu parler de 1984 (que je n’ai pas forcément aimé mais qui pourtant m’a marqué, c’est indéniable), mais Flo l’a fait. A la base je ne suis pas très science-fiction ni très « culture geek » à lire des Tolkien à tour de bras… Je pourrais citer des Christian Jacq (qui ont marqué mes premières heures de lecture), des Amélie Nothomb ou encore des Nicole de Buron (des livres pour nana, mais qui sont un véritable régal), mais aucun ne serait à proprement parlé « numéro 3 ».

David

La Neige en Deuil

Henri Troyat de l’Académie Française

Tiré d’une histoire vraie (le crash du Malabar Princess, sur le Mont-Blanc en 1950), il a été adapté par la suite au cinéma dans le film « The Mountain » par Edward Dmytryk en 1956 avec Spencer Tracy.
Ce crash a tué les 40 passagers et membres de l’équipage de l’avion.

Le roman, remarquablement écrit, raconte l’histoire d’Isaïe, un robuste montagnard, dont les capacités intellectuelles ont été réduites suite à un accident alors qu’il était guide de montagne à Chamonix. Il s’est alors replié dans sa vie simple de berger. Son frère, Marcelin, ne possède pas la même passion pour la montagne et la même vision de la vie que lui, et va tenter par tous les moyens d’arriver à ces fins pour vivre en ville.

Le crash de l’avion Malabar Princess, venu des Indes, et la mort de Servoz, guide et ami d’Isaïe parti sauver les survivants, va obliger les deux frères à regagner le chemin des pics rocheux, et faire face à la folie, et la mort.

Un livre émouvant qui m’a marqué à tout jamais.

Sur la route

Jack Kerouac

Un monument de la littérature puisque l’un des romans fondateurs de la Beat Generation (mouvement beatnik) : c’est l’histoire quasi autobiographique des aventures de l’auteur Sal Paradise (Jack Kerouac) et de ses compagnons de route, Neal Cassady (Dean Moriarty dans le roman). On y croise également Allen Ginsberg (Carlo Marx) et William Burroughs (Old Bull Lee).

Jack Kerouac est l’un des écrivains et poètes les plus importants du 20ème siècle. Il voulait se libérer des conventions sociales des années 50 – 60, et a essayé de donner un sens à sa vie en abusant de différentes drogues. Sur la route est une ode aux grands espaces, à l’épopée vers l’ouest, à la découverte de mondes nouveaux. Un monument qui a inspiré nos parents, les évènements de 68 notamment. A lire de toute urgence !

Malevil

Robert Merle

Paru en 1972, c’est un roman de science-fiction post-apocalyptique : l’histoire prend place dans le Périgord, dans le château de Malevil. C’est une histoire très réaliste, racontée à la première personne, et complétée, pour certaines scènes, par les notes d’un autre des protagonistes de l’histoire, rendant le tout encore plus réel. Alors qu’ils se trouvent dans les caves du château de Malevil, Emmanuel Comte et ses 6 amis (La Menou, Momo, Peyssou, Meyssonnier, Colin et Thomas) survivent à une explosion qui a tout ravagé sur Terre (populations, terres etc.). Il leur faut alors dans un premier temps survivre (face aux conditions de fin du monde, aux autres survivants), puis très rapidement construire une nouvelle civilisation. Des questions de fond sont alors soulevées sur la place de l’homme sur Terre, le renouvellement des générations :  quelle est la validité des unions dans ce cas de figure, quelle est la place de la femme face à l’avenir du monde, comment construire une société sans reproduire les mêmes erreurs ?

Un tas de questions, et bien d’autres, admirablement soulevées ici, avec une histoire haletante, qui prend encore tout son sens, dans la société d’aujourd’hui. On va s’installer dans le Périgord ?

4 réflexions sur « #Follow Friday : mes 3 bouquins incontournables »

  1. On peut faire un classement nous aussi?

    Si je peux me permettre, je rajouterais:

    -tout Bukowski (les contes de la folie ordinaire, journal d’un vieux dégueulasse, et au sud de nulle part notamment), des petits bijoux, encore plus croustillants en anglais. La peinture des illusions perdues d’une amérique névrosée, la beauté de la répugnance, un vieux dégueulasse avec une plume en or.
    -On the road de kerouac effectivement, à compléter par les écrits des autres auteurs de la beat génération, burroughs et ginsberg. Quête d’identité d’une génération perdue, de marginaux précurseurs, où drogue, folie et génie pur se mêlent pour donner son rythme à une écriture ciselée. Là encore, à lire en anglais, si possible dans les versions non éditées, et ne pas chercher à tout comprendre; c’est la recherche continuelle d’un dernier souffle, un déséquilibre perpétuel et dérangeant, une bataille perdue d’avance, des écorchés vifs à la marge, qui fait leur beauté.
    -Je citerai aussi des auteurs français, j’aime particulièrement la vie devant soi de Romain Gary, la puissance de l’amour entre un petit garçon et une vieille dame, magnifiquement écrit; malraux et sa condition humaine; camus, sarte, sagan… J’en oublie. Ca ne fait pas un top 3 mais au moins un top 20 tout ça… Et j’ai oublié steinbeck, hemingway, garcia marquez, ça commence à faire beaucoup. Mais très bonne idée que de nous connecter à la réalité « papier », merci les g33ks!

    1. Merci pour ton classement que je rejoins presque à 200% !
      C’est sur qu’il a bien plus que 3 livres, le but étant ici d’essayer de mettre en avant nos 3 livres préférés / qui nous ont le plus marqués !
      je crois que cet exercice nous a vraiment plus et verra d’autres versions type : nos livres SF préférés, nos classiques préférés, nos autobiographies préférées etc.
      C’est marrant, mais pour Romain Gary, j’aurai plutôt cité « La Promesse de l’Aube », qui raconte son enfance, peut être parce que j’adore les autobiographies.
      Content de voir qu’on est pas les seuls g33k à apporter de l’importance au bon vieux papier 🙂

  2. bon bah moi aussi alors 🙂
    Mais juste un (bridou) alors :

    « Le secret de l’ile de Ji » de pierre Grimbert. Mon premier livre non imposé, une révélation : La lecture en fait ça peut être sympa.
    C’est un roman fantastique geek avec des quêtes de magies et de sorcier, tellement magique que je l’ai lu deux fois.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *