La perception du geek en milieu hostile par Guillaume Pasturel

Salut, moi c’est Guillaume Pasturel.  J’ai eu le plaisir de croiser le site Nous les geeks, cet été. Et pour rien vous cacher, j’ai beaucoup accroché avec l’état d’esprit qui s’en dégage.

Mouss m’a contacté en début du mois pour me dire qu’il aimerait que j’écrive un billet sur le sujet qui me passionne. Alors là, autant vous dire que ce ne sont pas les sujets qui manquaient vu que je suis fortement passionné par les médias sociaux (dont j’ai fait une partie de mon activité de consulting), l’Entreprise, le web en général. Mais l’idée m’est venue de mes amis proches lors d’un week-end :

Comment le geek est-il perçu?

Perception du geek en milieu hostile

Geek oui Nolife non!

Parfois des situations anodines peuvent vous entraîner dans des réflexions assez complexes et assez profondes (je vais tâcher de ne pas vous entraîner trop dans les abysses). Il y a 15 jours, j’étais avec des amis pour la réalisation manuelle d’un projet un peu fou (si vous insistez, je vous répondrai dans les commentaires). Et puis pendant une pause bien évidemment je regarde mon smartphone pour regarder ma TL sur Twitter, pour voir ce qui ce dit,  mais surtout voir si une information importante n’était pas sortie. Et là, j’ai eu droit à la petite réflexion de mes amis : « mais tu es un vrai drogué, un nolife? » J’ai compris alors que mes amis utilisaient une expression qu’ils avaient dû entendre dans une émission de vulgarisation sur les « game addicts ».

Alors je prends cette occasion pour rétablir quelques vérités.

Geek, nerd, nolife

Si l’on regarde Wikipédia ou le dico du marketing, le nolife est une personne qui concentre son activité sur sa passion (le plus souvent du cas, le jeu vidéo) avec une faible vie sociale,  voire aucune (dans le cas des hikikomoris japonais) et totalement dépendante pouvant conduire à l’hystérie.  Je ne peux m’empêcher de vous remontrer cette vidéo :

Le nerd, quant à lui, est une personne intelligente, solitaire et souffrant d’un handicap social. L’exemple le plus récent de nerd est celui des créateurs de Diaspora.
Enfin ce qui nous intéresse le plus, c’est le geek. C’est un passionné et sa passion le fait avancer. Mais ce terme regroupe des personnes dans tous les domaines même si celui de l’informatique et des technologies est le plus prépondérant. Laurent Supply, dans sa rubrique « T’es geek » du blog « Suivez le geek », le démontre en posant la question à des personnalités de tous horizons.

Le geek, difficile à cerner?

Il est vrai qu’au regard de ces définitions, la confusion peut être grande, même notre secrétaire d’Etat chargée de la prospective et l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, s’emmêle les pinceaux. Car, d’après mon avis, le geek ne souffre pas de handicap social, il est même très socialisé avec son implication dans les réseaux sociaux et les médias sociaux en général.
Le geek n’hésite pas à sortir de chez lui à vivre sa passion en rencontrant les autres, à la faire partager (comme le font mes hôtes). Car, même, si certains continuent à penser que le virtuel doit s’opposer au réel ou que des situations réels ont leur pendant dans la vie virtuelle comme l’a décrit, avec humour, Bruno Fridlansky. J’ai une opinion plus nuancée.

cosplay geek harry potter

Réel et virtuel complémentaires

A mon humble avis, les deux ne sont pas incompatibles mais complémentaires. Je le vois souvent quand je rencontre des chefs d’entreprises qui veulent créer un site ou même veulent s’investir leur web. Je les entends souvent me dire je veux avoir un site comme ceci ou comme cela je veux communiquer de cette façon, alors que leur investissement dans els médias sociaux en sont pas quantifier, ni même définis de manière précise dans leur façon de procéder. Leurs souhaits, en matière de communication digitale, n’est pas souvent en adéquation avec ce qu’ils sont et ce que représente leur entreprise. Le décalage, qui peut exister entre l’image de l’entreprise et celle qu’elle dégage par sa marque ou même les produits qu’elle vend sur le net, est néfaste pour elle.
Et là, le geek se rapproche de cette analyse dans le sens où sa passion qu’il souhaite faire partager à ses « amis virtuels » ne peut être valorisée que s’il s’ouvre au monde réel. Les Twit Apéro ou twapéro (selon les régions, la différence d’appellation reste un mystère pour moi) qui se multiplient entre twittos et bien souvent geeks en sont la preuve.

geek2.0

Oui je suis un geek

Je le revendique: je suis un geek. Et je n’ai pas honte de le dire. Je pense que ma passion pour les nouvelles technologies, le web mais aussi le monde de l’entreprise fait de moi un geek mais pas un nolife. Certes, nous sommes nombreux à surveiller nos TL sur nos smartphones ou encore à tweeter des événements de nos vies, à checker des lieux sur Foursquare, et bientôt Places sur Facebook. Sur le web, la place pour l’instantanée et la course à la réactivité est grandissante comme on peut le voir avec la prolifération des Google instant, Itunes instant, mais aussi dans la gestion (oups le management) des communautés virtuelles où le community manager doit réagir vite et surtout bien.
Si nous sommes passionnés, nous le sommes aussi pour découvrir et vivre notre soif de connaissance de geek. Ou alors notre curiosité de geek est un vilain défaut. Mais aussi, dans notre vie professionnelle où nous devons apprendre surtout en matière de médias sociaux, de web, sans cesse. Notre envie d’apprendre passe par une veille, sans être de tous les instants mais régulière.
Dans ma vie professionnelle, je vis ma passion de permettre aux entreprises de s’approprier l’outil Internet pour les valoriser, les aider à se développer et mieux appréhender ce qui pour beaucoup leur apparait comme une abstraction et un phénomène sans valeur ajoutée.

Alors si vous aussi, vos amis vous regardent bizarrement ou vous prennent pour un extraterrestre, dites leur simplement que chacun a ses passions et que pour vous c’est le Web. N’hésitez pas à laisser dans vos commentaires des exemples de ce qui vous passionne en tant que geek mais aussi vos expériences d’incompréhension de certains de vos amis.

Je tiens à remercier mes amis qui, par leur simple réflexion dans le réel, m’ont permis de vous écrire ce billet dans le monde virtuel mais aussi l’équipe de Nous les Geeks qui m’ont ouvert leur blog.
Vous pouvez me suivre sur Twitter @gpasturel en attendant la venue très prochaine d’un blog.

Auteur: L'invité de JB

Salut c'est JeanBrigitte, Après avoir été cobaye pour des expériences de geekisme 2.0, mon statut social a évolué et j'interview maintenant les invités d'NLG. N'hésite pas à nous contacter via l'onglet dédié si tu souhaites une interview ou une tribune pour un article de fond sur le WebMarketing.

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6 commentaires

    • A son age il m’arrivait aussi de rager sur cs1.5 et autre. L’age bête j’en ai détruit des souris, claviers, et le placo de ma chambre je ne vous en parle pas. je me souviens de ma mx 510. elle a durée 1 moi bref… Ma crise d’ado est passée depuis longtemps!! Heureusement pour ma pomme.

      je quote : Et ta vidéo me fait trop bader, mais quel trou du cul, c’est des mecs comme lui qui nous foutent la honte.

      Bisar car ta façon de voir les chose montre (?) que toi aussi indirectement tu généralise ce genre d’état d’esprit. or les geeks, nerdz etc restent avant tout des personnes avec leur propres caractères/façon d’être.

      Le petage de câble d’un geek ne me fait pas plus bader que le petage de câble d’un mec qui décide de cutter un mec parce que quelqu’un lui aura refusé une cigarette

      j’me suis jamais sentis honteux d’être ce que je suis, bien au contraire! Ce qui me rend honteux c’est le comportement de l’equipe de foot française! Là oui j’ai honte de dire que je suis français.

      Pour mon geekisme et ma nolife attitude, je l’assume, le revendique et /mute ceux qui ne sont pas content :D

      Pour finir, et je me répète, je suis heureux de préférer mon PC à certaines personnes, c’est quand même mon geekisme qui me permet de gagner ma vie.

      Geek est un adjectif n’oublions pas que TOUS les adjectif ont leur propres préjugés.

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  1. Merci à vous, il est vrai que cette « mauvaise perception » du geek est tenace et je pense qu’on a pas fini de se battre

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  2. Geek 4 ever!!! Très bon article.

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  3. je trouve que c’est une perte de temp de se voué a se genre de chose il ya d’autre chose plus importante que ces conneries « apprendre surtout en matière de médias sociaux, de web, sans cesse. Notre envie d’apprendre passe par une veille, sans être de tous les instants mais régulière. » et bien sache que l’envie n’a jamais de limite et donc ne peut jamais apporté de satisfaction comme le dit implicitement jean de la fontaine dans la morale d une de ces fable  » Le bourgeois veut devenire noble, le petit prince veut devenire roi,le marquis devenir prince » (L’accumulation prouve ce que j’ai dit sur l’envie 5 ligne plus haut)j’est vue aussi que dans la Fable de lf il ya une diminution des vers qui forme une pyramide invèrsé une sorte d’entonoire. Je suggère donc que l’elevation sociale est une illusion et qu’elle correspond en faite a une degradation morale, a une chute dans un monde infernal.

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  4. J’aime beaucoup cet article. C’est assez rigolo de voir que les clichés perdurent autant. Je pense bien être une geek, bien que n’était pas en permanence sur le net ou accrochée à mon portable… probablement un peu une geek old fashion, roliste et fan de jeux video, et menant pourtant une vie professionnelle et sociale normale. Et bien croyez-le ou non, les clichés sont valables dans les deux sens : difficile de faire admettre que oui, on peut être une femme, cadre dans la finance, aimer les MMOS, les nouvelles technologies, la musique classique, le métal, les chats, les fringues…
    J’estime que juger les loisirs et les passions des gens est toujours aussi déplacé, que ce soit des passions geeks ou des passions plus « classiques » (et encore, qu’est-ce que classique ?). Quand cessera-t-on d’avoir peur ou de mépriser ce qu’on ne comprend pas..?
    Enfin, pour ceux qui pensent qu’on peut se noyer dans le virtuel au détriment du réel, il me semble bon de préciser que seuls ceux qui présentent déjà des faiblesses psychologiques sont susceptibles de tomber dans le piège, et que des déséquilibrés, il en existait déjà bien avant le net. Le net n’invente pas les problèmes, il les exacerbe juste : si vous êtes bien dans vos baskets, le net ne pourra que vous ouvrir les shakras !

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