Et si Paris n’était pas le centre du web français ?

Nous les geeks, nous prenons parfois des décisions saugrenues qui étonnent nos pairs. C’est le cas quand un pseudo-geek choisit Mac au lieu de Linux, quand un gamer préfère Farmville à World of Warcraft ou quand une geekette décide de quitter Paris pour aller “chercher bonheur” ailleurs…

Et si je vous disais que cette dernière décision est justifiée ? Que Paris n’est (peut-être) pas le centre du web français ?

Voilà une introduction presque hors de propos pour un billet dans lequel je vais vous parler (avec mon regard encore extérieur) du microcosme du web nantais, pour lequel je quitterais Paris dans quelques mois…

La Planète Web n’a pas qu’un épicentre

Il était un temps où les webeux franciliens s’imaginaient que la planète web FR était plate et qu’un seul village constituait son centre : Paris. Paris, capitale française. Paris, ville lumière. Paris, surtout, ville de LeWeb.

Petit à petit, des voix s’élevèrent pour contrer la pensée unique et démontrer qu’ailleurs, l’herbe était au moins aussi verte. C’est ainsi que l’on a vu se réveiller Nice, Lyon et (entre autres) Nantes. Ces villes ont chacune leurs spécificités mais toutes ont un but commun : démontrer qu’il n’y a pas qu’un épicentre sur la planète web.

Nantes ou l’Eldorado des start-ups

Lorsque l’on écoute parler deux Nantais un peu webeux, on se rend vite compte d’une chose : à Nantes, les start-up poussent comme des champignons… et avec succès en général !

La première boîte qui me vient à l’esprit est Doyoubuzz, que vous connaissez tous (ou presque) : cette « petite » boîte qui à la base proposait simplement la mise en ligne de votre CV propose désormais aux entreprises et aux candidats différentes missions de conseil et grandit, grandit…

Il y a aussi Lengow, la réussite nantaise du moment, et iAdvize, des start-up proposant des services / outils en BtoB (optimisation des campagnes marketing en ligne, amélioration de la relation client en ligne, …) qui cartonnent.

Et puis je pense aussi à MonNuage, le réseau social du voyageur qui regroupe un guide de voyage communautaire, un comparateur de prix, une webTV touristique et un outil de blogging.  MonNuage, c’est aujourd’hui plus de 50 000 membres et plus de 100 000 lieux « critiqués », déjà un beau bébé donc !

Enfin, il y a toutes les start-up nantaises en devenir, qui ne sont encore que de petites choses mais feront tout pour représenter fièrement les couleurs nantaises. A ce propos, Atlantic2.0 (l’une des associations majeures du numérique à Nantes) a organisé fin septembre le second Start-Up Weekend (SWNA). Au programme : des pitcheurs autour desquels se sont formées des équipes survoltées dans le but de montrer LE projet de start-up. De quoi renouveler les success stories nantaises !

Nantes : objectif West Coast

Mais le web à Nantes n’est pas dynamique uniquement grâce à sa pépinière de start-up.

Non, le web à Nantes ce sont aussi des agences, plutôt nombreuses, de toutes tailles, avec des visions différentes mais complémentaires.

Ce sont aussi des associations, elles aussi nombreuses et de tailles variées, mais tournant autour d’un objectif commun : démontrer que Nantes peut devenir la Silicon Valley française.  Il y a bien entendu Atlantic2.0, organisateur d’une quantité d’évènements (dont le Web2Day) et créateur de la Cantine. Mais il y a aussi d’autres associations, plus  modestes ou non, comme la future fusion/alliance entre le Cenio et le CRI Ouest.

Petit aperçu de ce qu’est le web nantais

Même s’il a fallu bien plus qu’un article pour me décider à rejoindre l’écosystème du web nantais, je dois avouer que le billet publié il y a quelques jours par Arnaud Chaigneau (directeur de l’une des agences nantaises les plus « réputées », Intuiti) m’a conforté dans mon choix.

Dans ce billet sans prétention, Arnaud laisse transparaître tout ce qui fait, selon moi, la beauté du web nantais : le foisonnement des idées, l’envie de créer quelque chose de concret, un réel esprit collectif, …

Bien sur, ce sont des caractéristiques que l’on peut retrouver ailleurs, mais à Nantes, il y a ce petit quelque chose qui fait que j’ai envie d’en faire partie, tout simplement.

La suite en version immergée, dans quelques mois…

25 réflexions sur « Et si Paris n’était pas le centre du web français ? »

  1. Comme toi, j’ai bien compris qu’en dehors de Paris il est tout à fait possible de s’épanouir dans le web… et je met les voiles pour Lille dans 2 semaines, où le secteur internet est en ébullition 😉

  2. Bienvenue dans cette belle famille du web nantais ! Plus on est de filles plus on rit , et plus il y a d’ambassadeurs pour montrer que Nantes n’a pas à rougir de Paris, mieux c’est ! Effectivement, tu as juste oublié Numerama et Matériel.net, qui sont selon moi les plus belles références du web à Nantes. Longue vie à nos belles startups nantaises en tout cas !

    1. Merci pour cet accueil ! Effectivement, jusque là j’ai surtout croisé des représentants de la gente masculine dans le web nantais, mais je suis certaine que les filles y ont aussi une belle place 🙂

      Pour Numerama, c’est une erreur de ma part, effectivement, vu que je connais bien ! En ce qui concerne Materiel.net, je n’avais aucune idée que c’était une « pépite » venue de Nantes à vrai dire, comme quoi j’ai encore beaucoup à apprendre 🙂

  3. Merci pour cet article Hélène.
    Nous sommes ravis de t’accueillir bientôt sur Nantes 🙂
    Il y a aussi Beemoov, MandalaGames, Darqroom, GirodMedical…
    Surtout un état d’esprit incroyable de gens qui ont envie de continuer à grandir ensemble.
    Résultat on attire les talents et le cercle devient vertueux !
    N’hésite pas à passer nous voir à la Cantine quand tu arrives.

    1. Merci pour cet accueil, décidément, il n’y a rien qui ne me ferait regretter de venir pointer le bout de mon nez à Nantes 🙂

      Effectivement, les start-up, associations, pureplayer, … sont nombreux à Nantes ! Promis, il y aura d’autres articles sur le web nantais quand j’y serais de manière plus active 🙂

      Je compte bien venir voir de près à quoi ressemble cette fameuse Cantine, compte sur moi !

  4. Et c’est pas fini, parole de Nantais d’adoptation, ça parle web partout, même quand tu vas prendre un sandwich, Nantes est une ville très active pour le web et c’est pas fini, j’étais au #SWNA et les nantais bouillent d’idées ingénieuses et de savoir faire !

    @ bientôt sur Nantes ^^

  5. Tout à fait d’accord. Pour ma part j’ai choisi La Rochelle et j’avais d’ailleurs écrit un post à ce sujet sur mon blog perso (http://goo.gl/xmZwC pour ceux que ça intéresse).

    A mon sens, la première différence c’est la baisse drastique de « stress inutile » (transports, queues, bref trop de monde).

    Par contre il ne faut pas se voiler la face, s’il est facile d’y créer sa boite, pour trouver du boulot, les places restent chères dans ces petits écosystèmes.

    1. Je viens de parcourir ton article et en effet, les avantages sont bien plus nombreux que les inconvénients, à mon sens.

      Après, personnellement mon choix de quitter Paris (après une petite année seulement, hein, je suis une provinciale, une vraie) n’est pas uniquement dicté par des préoccupations d’ordre personnel (même si la qualité de vie en province joue beaucoup et que le pouvoir d’achat y est également pour beaucoup). Comme je l’ai montré dans mon article, le web nantais est extrêmement dynamique et j’ai envie de m’y investir réellement ! Et pour l’heure, y trouver un emploi (bon, dans mon cas un stage de fin d’études, c’est plus facile, c’est vrai) ne me semble pas ultra-problématique à Nantes quand je vois le nombre d’offre d’emploi dans le coin.. A voir sur le long terme, donc 🙂

      En tous cas merci d’avoir partagé ton expérience 🙂

  6. @Eléonore en effet Lille et ses alentours présentent un nombre impressionnant d’agences Web et Startup. Avec notamment une grosse concentration sur Roubaix. Pour les plus connus on peut citer OVH, Altima, WebExperience (capitaine commerce), Oxygem avec Cuisine AZ ou météo City, etc… Lille métropole reste également la capitale européenne de la VAD avec 70% des emplois de la VAD en France (redcats, 3 suisses, damart, atlas…), le paradis du e-commerce.
    Donc vous avez bien raison, Paris est loin d’être le centre du Web Français.

  7. Merci pour ce billet rafraichissant….Marseille tire aussi son épingle du jeux…..une communauté de Startups, les boate makers vient de démarrer : l’idée = se connaître et s’entraider entre Startups du web. Pour moi cette relation « grand-frère » ou « cousin » c’est l’avenir

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