Forrest Gump poursuivi par des utilisateurs mécontents de ses CLUF

Le Logiciel Libre ne sert plus à rien

Avant d’expliquer ce titre un tantinet provocateur, un petit rappel s’impose concernant le Logiciel Libre et sa philosophie :

  • Un Logiciel Libre est un logiciel que chacun peut librement étudier, modifier et redistribuer
  • Son véritable succès auprès du grand public est récent, même si son histoire est intimement liée à l’émergence d’Internet
  • Son succès a un peu éclipsé ses valeurs, notamment l’idée maîtresse de contrôle de la machine par son utilisateur final. C’est pourtant un des concepts clés du mouvement libriste.

Pour mieux comprendre les enjeux de ce thème je vous propose cette vidéo de la Free Software Foundation, ou encore cette brève de Richard Stallman.

Même si le risque de l’ « informatique de confiance » s’est un peu éloigné depuis quelques années, les acteurs qui veulent décider de ce que vous pouvez faire ou ne pas faire sur vos devices ne manquent pas : éditeurs, constructeurs, opérateurs, fournisseurs de services, politiques …

Par ailleurs et comme cela arrive régulièrement, un nouveau paradigme émerge en ce moment dans l’industrie informatique, et celui-ci remet tout en cause.

L’après Web 2.0

En effet, après la vague du Web 2.0 et du user generated content -dont nous ne sommes qu’au début- voici venu le temps de :

Le cloud computing c’est un concept génial qui consiste à faire héberger les applications sur un serveur au lieu de l’installer directement sur le poste de l’utilisateur. Cela résout un nombre important de problèmes techniques (et en pose de nouveaux) mais mon propos n’est pas de les aborder.
J’aimerai plutôt me concentrer sur les implications concernant le contrôle de la machine par l’Homme et notamment l’utilisateur final.

L’épineuse question du contrôle des données

On passe donc d’une situation simple où les données sont stockées directement sur le disque dur de l’ordinateur, sous contrôle direct et exclusif de son propriétaire à une situation plus complexe, où les données sont éparpillées dans le nuage, sur des serveurs dont la localisation, la sécurisation, … varient fortement.

Ce qui pose la question évidente du contrôle des données. Quand je parle des données, vous visualisez bien vos photos de familles, vos e-mails, votre carnet d’adresse. Ces données sont très importantes à vos yeux, c’est votre vie privée, elles vous sont indispensables et chères.

Pour savoir si vous contrôlez vos données, posez-vous ces questions :

  • Où sont mes données ? Ai-je la maîtrise complète et exclusive du serveur ? c’est très peu probable.
  • Dans le cas contraire, dans quelles conditions un tiers accepte-t-il d’héberger mes données ? Pour le savoir il faut se plonger dans les Conditions Générales d’Utilisation (CGU) du service offert qui déterminent :
    • Comment va-t-on utiliser mes données ?
      Sur ce blog par exemple, tout article ou commentaire publié l’est sous la licence Creative Commons BY. Vous acceptez donc la réutilisation de vos propos à condition que vous en soyez cité en tant qu’auteur.
      Autre exemple : en lisant les CGU et la Politique de vie privée de Facebook vous lui reconnaissez le droit de faire usage de vos données à des fins publicitaires.

  • Mes données sont-elles en sécurité ? Concernant le stockage, il est quasiment impossible de savoir. Concernant le transfert, l’upload/download est-il systématiquement crypté ?
  • Puis-je récupérer l’intégralité de mes données facilement ? (lire à ce sujet l’article Montrez-moi mes données) Que deviennent mes données si le service ferme ?

Le contrôle des données devient donc majeur dans cette ère du cloud computing, plus encore que le contrôle des logiciels qui tournent sur l’ordinateur.

Le Logiciel Libre ne sert (plus) à rien

Pour beaucoup de libristes, la situation était jusqu’à présent assez simple : la glorieuse alliance du Monde Libre se battant contre le sinistre empire du mal dirigé par Big Billou.
Il semblerait que les temps changent : l’empereur a pris sa retraite et de nouvelles menaces surgissent de par de lointaines planètes situées au-delà de la bordure extérieure …

L’évolution de la situation nous amène donc à constater les points suivants :

  • Le Logiciel Libre à lui seul ne suffit plus à garantir ce contrôle.
  • De nouveaux enjeux apparaissent, et ils sont d’une importance capitale.
    Ils ne concernent pas le contrôle du code mais le contrôle des données, notamment :

    • le stockage et l’accès aux données. Cf. L’épineuse question du contrôle des données
    • les problématiques liées à la vie privée : le droit à l’oubli, la redéfinition de la limite vie privée / publique …
    • la neutralité du réseau. Un tiers aura-t-il un jour le droit de filtrer vos communications ?
    • la gestion d’identité et d’accès. Facebook Connect remplacera-t-il la création de compte sur les sites Internet ?

Certains prophétisent la fin du Web. Internet mutera-t-il vers des plate-formes d’applications cloisonnées et incompatibles les unes avec les autres ?

-Mais, Marcel, c'est la fin du Monde alors ?!
-T'inquiètes mobylette, on est sur le coup.

Que faire pour garantir la liberté des internautes ?

Pour faire face à ces nouveaux enjeux, les solutions seront multiples et plus complexe qu’auparavant.
Toutes visent à redonner le contrôle de la technologie à l’utilisateur. Rendons-lui :

  • son profil et son contenu social, avec Diaspora, ainsi qu’avec les autres projets libres de réseaux sociaux : Appleseed, OneSocialWeb, sans oublier un projet français, Movim.
  • ses requêtes de recherche, avec Seeks, un moteur de recherche libre et décentralisé ; respectueux de la vie privée.
  • l’information concernant les sites qu’il fréquente, avec des icônes signalant clairement ce que le site fait ou ne fait pas avec ses données.
  • les données liées à la navigation, avec Mozilla Sync (et pour plus tard : son profil utilisateur)
  • la maitrise de la vidéo, avec la balise <video> HTML5 (et le clic droit > enregistrer cette vidéo sous …)
  • l’indépendance face à de nombreux services Web, tous ces petits services créés par ces nombreuses startups, qui n’ont bien souvent que faire de ces problématiques.

La liste est loin d’être terminée : pour chaque nouveau service créé, les données des internautes sont chaque jour un peu plus éparpillées dans le cloud.
Et si la solution résidait dans une vraie décentralisation, comme pensée par les « pères fondateurs » du Web ? Je pense bien entendu à une Pirate box, un serveur privé, présent directement chez chaque internaute, hébergeant toutes ses données, permettant un partage crypté avec ses contacts.

Pirate boxD’après moi, il manque pour que ce genre de solution ai du succès :

  1. Un soft simplissime (du type une case à cocher pour partager ses photos avec ses amis)
  2. Une interface unifiée pour les différents services
  3. Un acteur qui ai la puissance commerciale suffisante pour le commercialiser

Ce n’est qu’une réponse parmi d’autres, tout ceci est loin d’être exhaustif. Comme je l’ai déjà dit, les solutions seront multiples, les acteurs également. Il nous faudra toute l’inventivité de la communauté pour contrer l’importance récente des acteurs dominants, Google, Apple et Facebook en tête.

Pour conclure, vous l’aurez compris, la problématique du contrôle de la technologie dépasse le cadre convenu de la confrontation Logiciel Libre VS logiciel propriétaire. Ces enjeux dépassent également le petit monde des informaticiens et des technophiles. Ils impactent la société dans son ensemble, re-définissent la notion même d’Internet et la manière dont nous utilisons la technologie.

N’oubliez pas, dans le cybermonde, le code, c’est la loi. Celui qui écrit le code en premier impose ses choix, ses valeurs, créé son business model. Autrement dit, réagir n’est pas suffisant. À Nous Les Geeks de créer les services de demain qui suivent nos valeurs et qui répondent au besoin des utilisateurs si nous tenons à redonner le pouvoir à l’utilisateur. Sans jamais oublier que le contrôle de l’utilisateur sur les outils qu’il utilise est à long terme le seul moyen pour l’Homme d’avoir confiance en la technologie.

J’attends avec impatience vos retours, ces (r)évolutions me passionnent.

30 réflexions au sujet de « Le Logiciel Libre ne sert plus à rien »

  1. dans le premier bullet point vous confondez free software ( logiciel libre ) et open source ( code ouvert ) … Je conseille de lire « The right to read » de Stallman et « The Cathedral and the Bazaar » de E. Raymond pour mieux comprendre

    1. Bonjour,
      Stallman et Raymond sont pour moi des auteurs de référence, et je saisi tout à fait la nuance Logiciel Libre VS Open-source.

      Est-ce cette définition qui vous chiffonne ? « Un Logiciel Libre est un logiciel que chacun peut librement étudier, modifier et redistribuer »
      C’est pourtant bien la définition (certes rapide) d’un Logiciel Libre.

      1. Le code libre n’exclut pas que le propriétaire de vos données vous contraigne à une utilisation de celles-ci contraire au respect de vos libertés, de votre libre-arbitre et de vos choix éthiques. Toute la question est là !

  2. Salut,

    Je crois que tu n’as pas fait le travail de renseignement sur le mouvement du libre.
    Je pense que si tu avais fait un travail de veille et de lecture dessus, tu saurais :
    1. qu’il n’est pas focalisé sur la technique mais sur le principe de liberté.
    2. que la machine non connectée n’a jamais été l’unique point de réflexion (surtout que la culture réseau vient de ce monde unix auquel beaucoup degensdu libres appartiennent), mais bien évidemment les datas et les programmes sur des serveurs tiers.
    Et ceci depuis bien plus longtemps que l’explosion du Web 2.0.

    C’est dommage car l’article perd alors beaucoup de satisfaction à la lecture, par manque de culture générale approfondie.

    1. Bonjour,

      « Je crois que tu n’as pas fait le travail de renseignement sur le mouvement du libre. »
      Je suis pourtant libriste depuis ma tendre enfance ^^

      « 1. qu’il n’est pas focalisé sur la technique mais sur le principe de liberté. »
      Tout à fait : c’est le sujet de mon article. Je rappelle en introduction que : « [le succès du Logiciel Libre] a un peu éclipsé ses valeurs, notamment l’idée maîtresse de contrôle de la machine par son utilisateur final. C’est pourtant un des concepts clés du mouvement libriste. »
      Je vois beaucoup de libristes englués dans un combat pour le Logiciel Libre alors qu’on devrait se préoccuper de la liberté de l’utilisateur dans sa globalité. D’où ma recherche de solutions, en complément du Logiciel Libre, à la fin de l’article.

      « 2. que la machine non connectée n’a jamais été l’unique point de réflexion (surtout que la culture réseau vient de ce monde unix auquel beaucoup degensdu libres appartiennent), mais bien évidemment les datas et les programmes sur des serveurs tiers.
      Et ceci depuis bien plus longtemps que l’explosion du Web 2.0. »
      Tout à fait. Je dis bien dans mon article que « son véritable succès AUPRÈS DU GRAND PUBLIC est récent » et je rappelle comme tu le fais que « son histoire est intimement liée à l’émergence d’Internet » et qu’elle est donc ancienne.
      Il n’empêche qu’il y a une transition en cours : la liberté de l’utilisateur se jouait jusqu’à présent directement sur son poste de travail, ou il disposait de ses propres logiciels, et de toutes ses données en local.
      Il n’y a aucun doute que dans le futur ses données seront dans le cloud, d’où une moindre importance des logiciels installés en local pour sa liberté, mais une nécessité de contrôle des services hébergeant ses données.
      Or de nos jours, les utilisateurs s’enferment dans des « silos à data » non-interopérables (facebook, gmail, youtube, flickr …), et le succès de ces solutions propriétaire m’inquiètent en tant que libriste.

  3. Grave, approfondie un peu tes connaissances mec …!
    et je suis d’accord avec tes GSU, tu peux réutiliser ma prose, si tu cite mon nom !!
    Article très intéressant pour un non geek…

  4. Bravo pour ton billet ! Non seulement tu expliques clairement pourquoi le FLOSS n’est qu’une condition nécessaire et non suffisante, mais en plus tu as droit à un joli début de troll «libre vs. open-source» qui démontre que même les geeks n’ont rien compris du problème. :-p

    Quand mes données sont en ligne, ça ne change pas grand-chose que l’application soit sous licence proprio, BSD ou Afero GPL… Ça me rappelle des discussion houblonnées où le gars qui essayait de me convaincre d’abandonner le pilote nVidia proprio de ma distro Linux s’est interrompu… pour checker son Gmail. ^^

    Je te rejoins sur l’ensemble des points, et en particulier sur la décentralisation des services web : elle est nécessaire, techniquement possible (XMPP powwa !) mais pas encore réaliste faute de matériel, logiciel et FAI adaptés. Le modèle économique de ce genre de services web reste également à inventer : difficile de concurrencer des solutions qui sont déjà «gratuites» pour l’utilisateur (j’aime bien le terme de «prostitution informationnelle» à ce sujet).

    Pour finir, je constate autour de moi qu’il y a des utilisateurs très soucieux de leurs données personnelles sans pour autant savoir que le FLOSS existe — et inversement. Je ne sais pas si on peut encore gagner la bataille des données, mais s’il reste un espoir il faut absolument que ce débat sorte du milieu libriste.

    1. Merci Kazé ! Je ne savais pas que tu lisais mon blog (mais je l’espérais secrètement ^^).

      Cela fait quelques années que je me rend compte de la complémentarité du Logiciel Libre avec ces « nouvelles » problématiques pour protéger notre liberté, mais je n’arrivais pas à mettre de mots dessus. Disons que cet article est un début de réponse. Je suis ravi qu’il alimente le débat 🙂

      Le logo que j’ai fait (Logiciel / Données / Culture / Internet Libre) résume bien la situation : libérer le logiciel n’est que le combat 1.0 !

      « Le modèle économique de ce genre de services web [décentralisé] reste également à inventer : difficile de concurrencer des solutions qui sont déjà «gratuites» pour l’utilisateur »
      et qui sont déjà bien installées dans leur usage ! J’aurai pu rajouter « créer l’envie » dans les conditions de succès de ces solutions.

  5. C’est marrant que tu fasses scudé en mode direct sur les termes… 😀 en tout cas, je dois t’avouer que j’ai vraiment apprécié la démarche explicative avec ton rêve de voir naitre un internet maitrisé par une gestion de serveur chez soi… Mais, je pense que le concept est trop geek pour percer. Personnellement, je pense que c’est le prix à payer du « tout gratuit » : un hyper scannage de ta vie privée pour un meilleur ciblage ^^. « Toi tu ne paies rien, mais les annonceurs paient pour avoir le droit de te cibler ». ^

    En plus, je suis intimement convaincu que des inepties à la M.Zuckerberg de type : « La vie privée n’existe plus, si je devais refaire Facebook je ferai tout ouvert  » arriveront à termes à retourner le cerveau des masses.

    De toute façon quand on dit attention, on vous prend vos données la majorité de mes amis me répondent soit : ah bon ? Soit mais qu’est ce que j’en ai à faire … Ça va passer par une période de latence avant que les gens fassent « Oh mais dis donc monsieur Zynga, ce n’est pas parce que je joue à Farmville qu’il faut me prendre pour un âne et vendre ma vie privée à des compagnies d’assurance ». Tant qu’il n’y aura pas de coups de bâtons relayés médiatiquement … Les mentalités ne changeront pas et des concurrents Bisounours tel que Diaspora ne feront que passer.

    1. « je pense que c’est le prix à payer du « tout gratuit » »
      non mais NON ! Ne soyons pas résignés, pas Nous Les Geeks !
      À l’époque on nous disait que Firefox ne percerait jamais et que le monopole d’IE était la rançon d’un web simple et efficace. Pareil pour Office et leur Open XML norme ISO passée en force. Même son de cloche à la DGCCRF pour la vente liée de Windows : « c’est dans l’intérêt du consommateur ».
      Baisser la tête face à l’acteur dominant n’est jamais la solution s’il ne respecte pas les utilisateurs. Surtout que je sais qu’on a le potentiel de FAIRE MIEUX. Je signe et je resigne : pas de pessimisme !

       » […] « La vie privée n’existe plus » arriveront à termes à retourner le cerveau des masses.  »
      Oui à priori je suis d’accord avec toi qu’une redéfinition en profondeur de la notion de vie privée est déjà en cours.
      Mais les infos persos, qu’elles soient publiques, mi-privées ou privées seront toujours des données persos. Pas des données appartenant à une entreprise. #NeedContrôle

      « De toute façon quand on dit attention, on vous prend vos données la majorité de mes amis me répondent soit : ah bon ? Soit mais qu’est ce que j’en ai à faire … Ça va passer par une période de latence […] »
      Oui, il y aura une période d’adaptation assez longue. Comme le dit Benjamin Bayart dans sa conférence « Qu’est ce qu’Internet ? », Internet est très jeune, le grand public ne le connait que depuis 10-15 ans et ne CONTRIBUE que depuis quelques années. Il faudra des décennies et une éducation populaire importante pour que les gens comprennent ce que c’est et comment on s’en sert. Ça me parait assez sain et normal.

      Au final je te sens un peu résigné et pessimiste Mouss. Ça te ressemble pas ça :p

  6. J’ai trouvé l’article très intéressant Flo, bien que je geeke peu ce genre de débat internautopolitique, ça me permet de voir un peu plus les enjeux.
    Mais malheureusement je trouve, comme toi, que les solutions simples et non geeks quasiment impossibles à trouver! Quand on voit déja que tout le monde s’en fout, c’est là où il faut changer les choses selon moi.
    On forcera pas les gens à en prendre conscience en leur offrant des nouveaux softs ou whatever sauvegardant leurs données privées si ils n’en éprouvent pas le besoin!
    Il faudrait un vrai crash quelque part pour que ça change… Quand on voit que les problèmes écologiques bougent à peine les consciences, la vie privée… Mais bon je divague et me rapproche dangereusement d’un Godwin! Très bon article selon moi!

    Petite note, les « related posts » n’ont pas grand chose à voir j’ai l’impression, c’est surtout les autres articles de Flo j’ai l’impression 🙂

    1. Merci ^^

      Au niveau des solutions décentralisées, j’ai oublié de parler de la Freedom Box !
      shame on me, merci @JeanFred

      En effet l’algo des « related posts » est assez foireux. Faudra y jeter un coup d’œil un de ces quatre … Merci pour la remarque.

    2. 😀 c’est parce que flo est le seul ou presque à parler du libre et de mozilla ^^ un peu comme l’histoire d’amour entre thib et Apple

    1. sympa. Cela confirme ma remarque : il nous faut un outil ou au moins une interface homogène pour tous ces services. Il n’y a pas de cohérence, pas d’architecture globale.

    1. Intéressant, surtout Unhosted.
      Leur slogan : « Unhosted is a project from and for the community… We believe that we can achieve a better web together, and you are part of it. » c’est du Mozilla tout craché 😛

    1. ahah oui parfait le bon gros troll !
      Je voulais laisser pisser mais je suis me suis résolu à répondre petit nazi ! (un point godwin vaut plus qu’un troll, c’est bien connu ^^)

  7. Bonjour,
    Tout d’abord merci à l’auteur d’avoir donné « à l’usage des profanes » non-Geek un aperçu des enjeux: on passe du logiciel libre (code ouvert) au cloud (données ouvertes ou presque puisque leur proprio ne sait pas où on les stocke, comment on les traite et surtout comment les récupérer si problème, faillite etc.

    Maintenant et sans vouloir être parano, un gros disque dur est utile, mais votre cerveau et votre jugeote le sont davantage ! A vous aussi de préserver un minimum votre vie privée, sans oublier celle d’autrui…
    Je ne pleurerai pas sur les geek qui s’étalent sur Fesse-bouc puis qui vont bramer qu’on les reluque. Je plandrais plutôt leurs amis !
    Je stocke pas mal en messagerie mais pas que là, et pas tout…

    J’appelle de mes voeux un serveur personnel, convivial (à plus de 40 ans aujourd’hui verra-t-on cela de notre vivant?), et confidentiel. Notamment pour conserver mes codes bancaires, mon dossier médical, le secret de ma correspondance… Et aussi, et surtout, pour pratiquer le droit à l’oubli – hé oui, si nos actes nous suivent, nos traces internet aussi, et elles restent !

    1. Je suis content de t’avoir éclairé sur le sujet \°/
      En effet le serveur privé règle également -en partie- la question du droit à l’oubli. C’est une problématique importante.

      Je n’ai aucun doute que dans les 40 prochaines années l’Internet que nous connaissons n’existera plus dans la forme actuelle.
      Évoluera-t-elle vers une décentralisation aussi poussée qu’un serveur privé ? J’ai envie de dire : cela ne dépend que de nous !

  8. Ping : Veille Antic
  9. je suis un peu sous cultivé pour comprendre toutes les subtilités des logiciels libres et du contrôle des données. du coup je ne suis pas très en confiance et je ne paie rien par le net, je ne met rien sur serveur externe et je me méfie même de mon ordinateur pour mes données personnelles! dommage d’avoir un si bel outil possiblement utile et si peu « confidentiel »
    je souhaiterais un outil protégeant son utilisateur et moins vénal qu’il ne l’est avec ces ciblages permanents et ces possibles détournements de données
    mais chaque informaticien un peu éclairé et génial souhaite utiliser son savoir dans un but lucratif ou pour réussir un gros coup! je pense que que l’esprit d’ouverture au monde se perd
    l’ordinateur de maison devrait avoir deux compartiments étanches: vie privée et échanges! enfin une transaction financière par le web devrait être unique avec une « reconnaissance » plus surveillée de l’émetteur; enfin le receveur de la transaction devrait être très identifié: pas de risque pour lui puisque receveur et clair dans ses basket tes! enfin pas de stock de masses de données d’autrui dans le no man land actuel de sécurité pour cet autrui usager qui est le premier à protéger
    tout cela va prendre forme et que l’usager soit autre chose qu’un pigeon alors battez vous! le mot trop tard n’existe pas

    1. Bonjour Édouard,
      Je suis flatté de voir que les non-geeks aussi lisent NousLesGeeks ^^

      Ta réaction -tout à fait normale et saine- est un symptomatique du problème que nous avons : un manque de confiance généralisé.
      Par manque de confiance, tu ne payes pas sur Internet et te méfies même de ce que tu mets sur ton propre disque dur. C’est paradoxal car c’est pour ce genre de service qui te simplifie la vie que l’informatique a été créée !

      « l’ordinateur de maison devrait avoir deux compartiments étanches: vie privée et échanges!  »
      Oui, ça me parle. L’évolution de la perception de la vie privée n’empêchera pas d’avoir une partie complétement privé qui doit rester étanche, même si on y met de moins en moins de chose.

      « enfin une transaction financière par le web devrait être unique avec une « reconnaissance » plus surveillée de l’émetteur »
      Hum difficile à mettre en place. Avec un tiers de confiance ? Privé ? Public ? On voit avec le SSL les limites de ce genre d’approche.

      « battez vous! le mot trop tard n’existe pas »
      YES !

  10. Bonjour Florian.

    A ta place je postulerais chez TF1, tu fais du journalisme comme ils aiment.
    Tu ne mérites pas de vivre.

    Cordialement,
    Sushi

    1. Cher Sushi,
      Tu inaugures la première attaque personnelle pour un de mes articles publics. C’est mon jour de gloire, une véritable consécration !
      Merci de tes encouragements, j’ai envoyé mon CV à Jérôme Bourreau-Guggenheim chez TF1, mais on m’a répondu qu’il ne travaillait plus ici.
      Que faire ? Merci de ton aide précieuse et constructive.

  11. Quand on en est rendu à revendiquer être sa « geekerie » tout les deux posts, autant tout de suite s’appeler trou du cul, ça gagne du temps.

    Vous voyez torval ou stallman revendiquer être « geek » ?
    Bein nan, ils auraient l’air de trous du cul, that’s why.

    Article recouvert de connerie geek, mais bien écrit.

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