Le Cloud Computing : mon ordinateur est dans les nuages

Nouslesgeeks, on n’est pas forcément à la pointe de la mode. Mais depuis quelques semaines – mois, on entend tous parler du cloud computing. On a même vu des publicités à la TV du méchant Microsoft. Mais alors, pourquoi tout le monde parle de « l’informatique dans les nuages » ?

Les « Microsoft Tech Days« , rassemblement pour les professionnels du numérique  étaient placés sous le signe du cloud computing, aussi appelé « informatique dans le nuage ». Un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur, que ce soit dans votre entreprise, mais aussi dans vos sphères privées : qui n’a pas déjà stocké des fichiers sur des services de stockage à distance, ou regardé une émission en streaming, ou encore écouté de la musique toujours en streaming ?

Nouslesgeeks, nous allons essayer de vous expliquer ce qu’est le cloud computing !

Qu’est ce que le cloud computing ?

cloud-computing

Ce qu’il est bon de noter, c’est que nous l’utilisons tous (ou presque) sans le savoir, et cela depuis longtemps déjà. En effet, le cloud computing, c’est accéder à des ressources informatiques, non présentes  sur votre ordinateur, via l’Internet.
Ce n’est pas clair ? Pour faire simple, quand vous utilisez votre boîte mail, vous faites du cloud. En effet, Hotmail, Gmail, Yahoo Mail, vous permettent d’accéder à vos mails et les pièces jointes qui y sont liées, uniquement via Internet. Ces éléments sont stockés sur des serveurs, qui ne vous appartiennent pas.  Dans le cas de vos boîtes mails, l’accès est gratuit, comme de nombreux autres services : musique en streaming, vidéo en streaming, stockage de documents (type Google Doc) etc. D’autres sont payants, et nécessitent alors un abonnement (il s’agit d’ailleurs souvent des mêmes programmes, mais plus développés : Gmail pour les pros, Streaming musique premium etc.).

Dans le monde de l’entreprise, cela revient souvent à acheter des capacités (de stockage par exemple) : ainsi l’entreprise est facturée selon sa consommation (donc sans limites ou presque).

Bien que l’on entende beaucoup parler ces derniers temps du cloud, il ne s’agit donc pas d’une révolution sur un plan technologique. On voit par contre le développement de business model économiques de plus en plus aboutis, ces derniers mois, autour du cloud.

Les avantages indéniables du cloud computing, raisons de son essor

Vous l’avez bien compris, l’intérêt premier du cloud c’est avant tout les gains économiques qu’il génère. En effet, les investissements sont minimes, puisque l’entreprise souscrivant un service de cloud ne supporte pas (ou presque) les coûts de développements. De plus, en ne payant qu’un abonnement en fonction de sa consommation (comme pour votre électricité), vous évitez ainsi les lourds investissements liés à l’achat de licences, que nous connaissons si bien dans le monde des hardwares.

Et comme nouslesgeeks, on voit plus loin que le bout de notre écran, il y a un deuxième point qui nous paraît plus que primordial dans l’essor du cloud, et qui nous plaît beaucoup :   les économies d’échelle et l’optimisation des ressources ! Le cloud permet une optimisation de l’utilisation des ressources informatiques en fonction de votre positionnement sur le globe. Lorsqu’il fait nuit en Europe, les ressources sont peu utilisées sur le vieux continent. Mais elles tournent alors à plein régime dans le nouveau monde par exemple. On peut alors comparer cela aux trois – huit : un fonctionnement 24h/24, donc optimisé au maximum. De nombreuses sociétés proposent alors du Cloud : elles ont investis des sommes astronomiques en développement de « capacités » (de toutes sortes) et tentent maintenant de les rentabiliser.

Tout est stocké dans les nuages ?

Mais non, évidemment ! L’ensemble des donnés sont dans de gros Datacenter (environ 10 terrains de foot), tout plein de serveurs, de baies, d’armoires pour les stocker. Le problème pour les acteurs du marché est d’apporter l’information le plus rapidement possible à l’internaute. En effet, vu les coûts et la taille de ces Datacenter, il n’y en a pas partout : en France par exemple, il n’y a quasiment que les messageries qui sont hébergées directement sur le territoire. Je vous laisse donc imaginer les problématiques de temps de réponse, de latence, de bande passante etc. qui surgissent derrière ce genre d’organisation.

De plus, le nombre d’acteurs sur le marché du cloud sont peu nombreux : j’ai pu noter Amazon Web Services, Salesforce force, Google App Engine et Microsoft Azure. Avec le peu de concurrence sur le marché, les acteurs imposent leur architecture offrant peu ou pas de flexibilité à la migration des applications des entreprises. Autrement dit ce sont les entreprises qui doivent adapter leurs modèles d’architecture aux contraintes du prestataire et non l’inverse. Heureusement, cela devrait s’estomper à terme avec l’adoption de méthode de migration automatique plus flexible.
D’autres acteurs proposent alors des cloud privés, non partagés, permettant pour les entreprises de garder le contrôle et d’assurer une sécurité plus élevée : les principaux acteurs sont alors IBM ou encore les hébergeurs.

Mais si l’information est située dans de grands Datacenter, on peut se poser la question de la sécurité des données qui y sont stockées.

C’est là qu’intervient le chiffrage des données. L’utilisateur est le seul à posséder la « clé » permettant de déchiffrer et donc de lire les données qu’il souhaite utiliser. Mais cela est limité à un usage à petite échelle. En effet, si l’on souhaite donner l’accès à un grand nombre de personnes, cela est impossible : en effet les temps de réponse d’un décryptage à grande échelle serait extrêmement long.

L’avenir serait-il la fin des ordinateurs comme nous les connaissons

Oui et non. Le terminal reste obligatoire, puisque c’est l’interface entre la personne physique et les données. Bien que de plus en plus de traitements peuvent être réalisés dans le cloud, il faudra toujours une interface puissante pour les transmettre aux utilisateurs.

Le cloud n’en est encore qu’à ces débuts. Mais il évident que de nouvelles possibilités vont apparaître dans les prochains mois : possibilité d’accès à des applications / des données, via  différent type de terminaux à tout moment. Microsoft parle même de la possibilité de commencer son jeu sur la Xbox et de le finir sur son Smartphone.

Et vous, qu’elles sont vos expériences avec le cloud ? Vous voyez comment l’avenir ?

@davschuster

6 réflexions au sujet de « Le Cloud Computing : mon ordinateur est dans les nuages »

  1. Bon je veux pas être rabat-joie mais j’ai tendance à pense que le « Cloud » c’est simplement un synonyme d’Internet.
    Internet faisait peut être un peu trop flipper les boîtes.
    « On va mettre toutes vos données sensibles sur Internet » = Flippant
    « On va mettre toutes vos données sensibles dans le Cloud » = Fashion

    Isn’t it ?

  2. Le Cloud n’est pour moi pas un synonyme de l’Internet, qui est bien plus vaste que cela, mais c’est clairement un composant de l’Internet moderne, voir même une évolution du web 2.0.

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