Le SMO, le nouveau Community Management ?

Nous les geeks, on adore les réseaux sociaux. Facebook, Twitter, et autres plateformes d’échange de vidéos, photos ou même professionnelles, n’ont plus de secrets pour nous.

Nous les geeks, on est tellement au fait de tous ces réseaux, qu’on connait le community management depuis au moins deux ans. La génération Y est une génération de early adopters, ne l’oublions pas !

D’accord amis geeks, si vous êtes si forts, expliquez moi alors le SMO, ce nouveau terme qui fleurit sur la toile et semble vouloir remplacer le community management !

Community Management

Tout d’abord, revenons un peu sur le community management, dans les grandes lignes. Pour moi, le community management a un peu plus de 2 ans. C’est la volonté des marques de gérer leur présence sur la toile et d’interargir avec les internautes pour contrôler ce qu’on dit d’eux. Mais c’est aussi pouvoir favoriser le marketing one to one et pouvoir répondre (rapidement) aux internautes, voir un nouveau moyen de penser le Service Après Vente.

Twitter a d’ailleurs énormément contribué à développer cela : en effet, il est facile aux internautes de parler directement à la marque présente sur twitter (via le @nomducompte). De nombreux exemples existent tels que DELLhttp://twitter.com/delloutlet, ou best buy http://twitter.com/BESTBUY qui ont des stratégies très spécifiques aux réseaux sociaux, sur lesquelles nous reviendront lors d’un prochain article !

A ses débuts, et encore aujourd’hui dans la majorité des cas, le community management se voulait un moyen de contrôler les attaques dont pouvait être fait la marque, de fédérer une communauté et ainsi jouer sur le bouche à oreille. Le CM a vu le jour avec l’émergence de communautés grandissantes. Le géant Facebook Mark Zuckerberg n’y est pas étranger, loin de là !

Mais le SMO dans tout ça ?

Le SMO est quand à lui beaucoup plus récent. Pour ma part, je n’en avais pas entendu parler avant mi 2009. C’est un terme utilisé par les anglo-saxons (encore eux) peu présent en France pour l’instant.

C’est en voulant vanter les mérites du Community Management auprès des clients de mon agence que j’ai découvert l’intérêt du  SMO ; en effet, lorsque l’on se penche un peu sur le CM, on se rend compte que la gestion de l’image de marque sur les réseaux sociaux n’est que la partie immergée de l’Iceberg et qu’en réalité, le CM sous tend bien des problématiques.

Je m’explique : le SMO ou Social Media Optimization s’entend comme étant un outil de référencement, rien que par son appellation qui se rapproche des SEO et autres SEM.

Les acteurs du web définissent le SMO comme un moyen d’optimiser sa présence (et donc notoriété) sur le web. C’est un outils de référencement qui utilise les médias sociaux comme plateforme, mais aussi tous les moyens d’expressions pouvant fédérer une communauté : blogs, plateformes de partages etc. Ainsi la marque peut mettre en ligne (via les outils du web 2.0) du contenu optimisé pour sa stratégie de référencement.

Social Media Optimization



Le SMO, complément du SEO et du SEM

Le SMO vient compléter votre stratégie de référencement. En effet, vulgairement, le SMO c’est créer des liens qui parlent de votre site.

  • il complète le SEM : en effet c’est un autre moyen de générer du trafic vers votre site sans utiliser le référencement naturel.
  • Il s’inscrit dans la stratégie de SEO : en effet, le principe de base du SMO est de référencer une page en faisant un lien vers celle-ci via un support tels qu’un communiqué de presse, un blog, un réseau social, un flux rss, un agrégateur de contenu, un forum etc.  Ainsi, l’indexation de votre site par les moteurs de recherche est amélioré via les nombreux backlink et l’augmentation du nombre de visites.

Une stratégie de référencement : SMO

  1. Les avantages du SMO

Le SMO, en utilisant les réseaux sociaux permet de situer l’information de votre marques, de votre site à un carrefour d’audience très important. N’oublions pas que Facebook, par exemple, est le site avec le plus de VU en mai 2010 (voir cet article très intéressant :http://electronlibre.info/+Facebook-passe-les-500-millions-de,03257+). De plus cela permet de cibler les internautes, comme on le sait avec Facebook.

Le SMO, améliore de le référencement de votre site : google squatting, réponse aux internautes et ainsi rafraichir le contenu régulièrement, utilisation d’outils web 2.0 remontant très bien dans les moteurs de recherches et favorisant la popularité naturelle de votre site, développement de champs sémantiques particuliers etc.

Ainsi, on peut donc dire que le SMO c’est du community management mais optimisé : en effet, on utilise le community management pas uniquement pour gérer son image de marque et fédérer une communauté, mais surtout pour améliorer la visibilité de son site, donc compléter sa stratégie de référencement.

NB : Après réflexion on peut s’apercevoir que le SMO n’est pas bon uniquement pour les entreprises. Sur un plan personnel, je fais du SMO pour ma marque : présent sur Twitter, Facebook, les réseaux professionnels, j’ai aussi un CV en ligne, j’écris sur des blogs etc. Je squatte donc de l’espace Google, en développant des champs sémantiques autour de mon nom. Réflexion à creuser pour www.nouslesgeeks.fr !

Retrouvez  moi sur Twitter : www.twitter.com/davschuster

13 réflexions au sujet de « Le SMO, le nouveau Community Management ? »

  1. Une légère « coquille » dans ton explication, d’après moi :

    « C’est un outils de référencement qui utilise les médias sociaux comme plateforme, mais aussi tous les moyens d’expressions pouvant fédérer une communauté : blogs, plateformes de partages etc.  »

    Là je retrouve une erreur que commette la plupart des clients avec qui je traite : la confusion entre médias sociaux et réseaux sociaux. Si l’on lit purement et simplement ce que tu écris les médias sociaux se sont les réseaux sociaux… Or les médias sociaux intègrent également les blogs, les forums, youtube, …

    Ton article, si ce n’est ce raccourcis encore très fréquent entre médias et réseaux sociaux, est très pertinent. Selon moi le SMO prendra de plus en plus d’ampleur et même si toutes les entreprises n’ont pas leur place sur tous les médias sociaux, il gagnera à être utilisé même pour de toutes petites structures. Je développe une stratégie SMO pour un client encore très petit (pureplayer) et pour lui il y a un tas de possibilités : twitter et facebook, évidemment, mais aussi forums où l’on parle de sa thématique, blogs, …

    Je partage aussi ton opinion sur le SMO appliqué au personnal branding…

  2. Quand tu parles de « la volonté des marques de gérer leur présence sur la toile et d’interargir avec les internautes pour contrôler ce qu’on dit d’eux », je trouve que c’est ambigu.
    Pour les entreprises, l’engagement dans le web 2.0 est un compromis qui passe par la perte de contrôle. Vu le nombre de conversations et la richesse des échanges, elles ne peuvent que planifier, s’adapter, communiquer et observer. Contrôler, c’est un peu fort 😉
    [Bernoff, J. & Li, C. (2008). Harnessing the power of the oh-so-social web. MIT Sloan Management Review, 49 (3), p35-42]

    1. @Yannig : je suis pas tout à fait d’accord avec toi. Pour moi, les entreprises souhaitent aller sur les médias sociaux et notamment les réseaux sociaux pour contrôler leur présence. En effet, selon moi, c’est un moyen de centraliser les avis, les discutions et donc, pour moi, de « contrôler » ta présence sur Internet.
      Evidemment, il peut y avoir des pertes de contrôles (voir le buzz d’aujourd’hui autour de la page Fan de la Fnac…)

  3. Merci Hélène pour ton retour, et tu as bien raison. J’ai justement voulu faire cette différenciation entre média sociaux et réseaux sociaux (tu le retrouve d’ailleurs un peu plus loin dans le billet) mais je me suis un peu embrouillé dans cette phrase. Les médias sociaux regroupent justement l’ensemble des plateformes de partages : réseaux sociaux + forums + blogs + plateformes de vidéos / photos + agrégateurs de contenus + flux RSS etc.
    Je m’aperçois tous les jours un peu plus de l’importance du SMO, et surtout ce qu’il sous tend pour les clients à savoir un meilleur référencement, une visibilité accrue.
    Je suis sur qu’il y a des choses à étudier sur le SMO et le personnal branding, des stratégies à décrypter etc. D’ailleurs, au passage, un très bon CV très original : http://y8nn.fr/

  4. « il complète le SEM : en effet c’est un autre moyen de générer du trafic vers votre site sans utiliser le référencement naturel. » le référencement payant ? 🙂

    et pour reprendre ce que dit yannig, quid des communautés de marques? pour justement avoir un oeil sur les conversations autour de sa marque et pouvoir interagir directement et facilement avec l’ensemble des membres de sa communauté. Après je suis entièrement d’accord, accroches toi si tu veux tout contrôler.

    sinon moi j’aime bien ton article, c’est une très belle entrée en matière, mais je reste sur ma faim (désolé).
    Concrètement David qu’est ce que ça fait ? qu’est ce que t’as fait ? comment tu l’as fait ? je pense aussi qu’un internaute non averti vient littéralement de se petit suicider à la vue de l’ensemble de ces termes techniques … (paix à son âme)

    1. Effectivement, j’annonce un suicide dans la profession pas-internet : le mien.

      Blague à part, si certains des termes de Dav’ semblent un poil technique pour l’apprenti-geek que je suis (quand je code un texte en html, j’suis un héros), je pense en effet que mettre l’accent sur ces techniques new-age va se développer…

      Mais n’est-ce pas encore un peu tôt ? Je sais que je travaille dans un secteur franchement conservateur dans ses techniques managériales au sens large, mais si la problématique est réelle (contrôler ou au moins influer sur son image sur le web), j’ai un peu l’impression que certains groupes, petits ou grands, ne s’y intéressent tout simplement pas.

      Voici donc ma question, à vous les g33ks : A l’heure actuelle toutes ces politiques sont-elles vraiment indispensables pour les entreprises (hors secteur internet, genre hasard un constructeur moto) ??

      Merci et à très vite !
      Amicalement vôtre,

      Greg

      1. Il y’a trois catégories d’entreprises d’après moi (on va parler du marché français voir européen car les pratiques sont vraiment différentes de celles qu’on observe sur le marché américain par exemple) :

        – les entreprises, petites ou grandes, qui ont compris l’intérêt du 2.0, ses avantages mais aussi ce qu’il implique et les risques auxquels on s’expose en devenant « social » sur le web

        – les entreprises qui ne voient que le bon coté de la chose et extrapole à mort : le web 2.0 c’est magique, tu t’inscrit sur Facebook et tu gagnes le jackpot !

        – les entreprises qui n’y comprennent rien soit parce qu’elles n’ont pas envie de comprendre (celles-là on les retrouvera toujours avec leur site vitrine bricolé sur frontpage dans 10ans), soit parce qu’on n’a pas encore pris le temps de leur expliquer….

        Je trouve beaucoup plus intéressant pour ma part de travailler avec celles qui veulent en savoir plus mais galèrent un peu à saisir les subtilités de ce monde.

        Concernant ta requête dans l’optique d’un constructeur de motos, je dirais que l’intérêt est encore plus grand : les motards (caricaturés sur leur harley ou non) partagent généralement un état d’esprit, une façon de vivre… il s’agit d’une grande communauté et donc un constructeur peut assez facilement identifier et in fine intégrer cette communauté.

        Encore une fois c’est du cas par cas mais globalement aucune entreprise ne peut se permettre de snober le 2.0 (et donc le SMO) : soit on décide de faire sans mais on est conscient que les concurrents feront avec (du moins une partie) et donc on trouve un autre moyen de faire, soit on se lance dans la grande et belle aventure du Social Media Optimization 🙂

        PS : c’est moi ou je fais des commentaires de plus en plus longs ?

        1. Effectivement Hélène, tes commentaires sont plus longs. A ta décharge, ils sont fournis !!

          Je te remercie pour ces précisions, mais je souhaiterais tout de même revenir sur un élément, encore une fois parce que je souhaite être bien sûr de tout comprendre : Pour reprendre l’exemple des constructeurs motos, mais que l’on peut généraliser par la suite, si certaines marques ont effectivement tout intérêt à cibler leur communauté, les marques plus généralistes développent beaucoup moins l’aspect passionnel et ne veulent pas fédérer à la fois le motard « propre » (celui qui roule sur une moto a peu près homologuée, sans prendre la route pour un circuit, etc.) et le motard « carrément-beaucoup-moins-propre-voire-même-franchement-sale », qui fera souvent n’importe quoi que ce soit sur sa moto ou sur la route.

          Or donc, si contrôler/influer sur son image web peut sembler pertinent dans le cas d’un produit à très forte image et donc potentiellement à distribution réduite (pour généraliser à tous les secteurs), une entreprise plus globale aura-t-elle envie de fédérer la totalité de ses clients, quels que soient leurs comportements ? n’est-il pas politiquement parlant moins dangereux de laisser les internautes gérer leur affaire en se contentant d’appuyer sur d’autres leviers marketing (type teasings, etc.) ?

          Quid ??

          Amicalement vôtre,
          Greg

          PS : Je crois que mes posts sont du genre longs aussi ^^

          1. Je vais faire assez court, non pas parce que je n’ai pas envie d’aller plus loin dans le sujet mais parce que je pense que la question mériterait un billet à elle toute seule… A voir avec David si l’envie lui prend d’en construire un avec moi.

            Il y aura toujours des risques à être présent sur les médias sociaux, pour n’importe quelle marque, mais je fais partie de ceux qui pense que, dans la majorité des cas, ce risque là est moins important que celui de ne pas être présent : ne pas voir venir une crise, ne pas avoir de légitimé à intervenir dans une communauté, …

          2. Je rejoins Hélène : sa réponse est celle que je t’aurais donnée.
            Peut être justement, pouvons nous écrire un article à 4 mains sur ce sujet qui est vaste et hautement stratégiques pour les entreprises !

  5. Je souhaiterais apporter quelques précisions sur différents termes utilisés dans cet article, qui est en passant intéressant…

    SEM = SEO + SEA
    Où le SEA (search engine advertising) est le référencement payant dans les moteurs de recherche. Le SEM apparait donc comme l’ensemble des actions marketing relatives aux moteurs de recherche.

    SEM signifiant Search Engine Marketing, tu ne peux donc pas y placer Facebook Ads qui ne passe pas par les moteurs de recherche. Il fait parti de ce que l’on peut appeler le SMA : Social Media Advertising.

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