Pourquoi Mark Zuckerberg n’est pas le diable

Nous les geeks, on connait les grands du monde « web » par leur nom : Steeve Jobs, Marck Zuckerberg, Jack Dorsey, … On leur donne même des petits surnoms : le Dieu (pour les Apple Addicts – AA, oui, comme les alcooliques anonymes… y’aurait-il un message subliminal ?), le Diable (pour pratiquement tout le monde) et le « petit nouveau qui va se faire une place au soleil » (pour tous ceux qui s’intéresse de près ou de loin à la croissance de Twitter).

Oui, mais non… Si pour certains d’entres eux le surnoms est mérité (Jobs est quand même un grand monsieur qui a un peu révolutionné certaines choses), pour d’autres il est totalement surfait.

Avec sa tête de premier de la classe, vous arrivez vraiment à le prendre pour le diable ?

Que je m’explique : je ne suis pas d’accord avec les pratiques de Zuckerberg en terme de paramètres de confidentialité. Nous devrions tous pouvoir très facilement contrôler qui voit quoi et comment sur notre page Facebook (encore que cela « tend » à s’améliorer). Néanmoins sur le point de l’utilisation de nos données… What the fuck les gens ? Vous avez oubliez que le service est gratuit ? Il faut bien que Zuckerberg nourrisse ses futurs enfants et paient le shopping de sa future femme (propos sexistes inside). Et puis ce n’est pas tout à fait nouveau comme pratique…

Nombreux sont les sites, et mêmes les entreprises hors du web à avoir utilisé nos données à des fins marketing et/ou commerciales…

C’est le deal : on a un service gratuit mais en échange on donne 2-3 infos sur nous qui permettent aux marketeurs de mieux nous cerner…

Vous allez me dire « c’est pas une ou deux infos dans le cas de Facebook, mais un sacré paquet »…bof, moi les infos que je donne à manger aux hypothétiques enfants de Zuckerberg elles ne sont pas si nombreuses que ça. Car rappelez vous, si l’on utilise vos infos par la suite, rien ne vous oblige pour autant à les donner : on ne vous force pas à délivrer votre adresse, votre numéro de téléphone, votre curriculum vitae traduit en 46 langues, vos bilans sanguins et l’ensemble de vos goûts pour vous inscrire sur le réseau social.

Alors oui, Facebook se fait de l’argent sur notre dos (qui ne le fait pas), oui Marck Zuckerberg fait tout pour rendre opaque sa politique en terme de confidentialité, mais non, on ne nous exploite pas !

Et puis après tout, le 31 mai, qui a quitté Facebook ? Ouais… on voit jusqu’où va votre volonté de lutter contre le méchant Facebook !

Avant de crier au loup et de réclamer qu’on protège vos données, protégez-les vous mêmes… et si vous avez besoin d’un ou deux petits conseils pour ce faire, on est aussi là pour ça, nous les geeks.

11 réflexions sur « Pourquoi Mark Zuckerberg n’est pas le diable »

  1. L’aspect « vie privée » est de toute façon un faux problème (car de toute façon nous entrons dans l’ère ou tout ce qui est sur internet deviendra public).

    De plus, ne pas oublier qu’internet joue un rôle majeur (et positif) pour la démocratisation d’internet : la possibilité (et souvent, l’envie!) pour tout un chacun d’exister sur internet !

    C’est con à dire mais si internet ne servait pas *aussi* à se connecter avec ses proches et y partager ses photos douteuses, nombreux sont ceux qui n’en verraient pas l’utilité. Or, pour comprendre internet, il faut y vivre 😉

    Mais là ou facebook me gène plus est dans le fait que sa logique vise à renfermer l’ensemble du web à l’intérieur de ses propres frontières. Le nouveau bouton like que l’on voit fleurir de partout vise bien à aspirer les contenus (et l’attention) vers facebook. Et ça marche ! (cf le temps que les gens passent sur facebook + traffic qui dépasse google)

    Ca c’est dangereux car va à l’encontre de l’internet ouvert.

    1. Je partage ton opinion sur la volonté de suprématie de Facebook. Internet perdrait toute son essence si tout ne passait plus que par un et un seul intermédiaire…

      Personnellement, j’utilise de moins en moins Facebook : trop de n’importe quoi dans tous les sens, plus de « conversations » intéressantes comme on pouvait en avoir au départ… J’y suis pour partager des photos avec des amis, retrouver de vieilles connaissances, bref, j’y suis pour ce qu’était Facebook à l’origine.

  2. « Et puis après tout, le 31 mai, qui a quitté Facebook ? Ouais… on voit jusqu’où va votre volonté de lutter contre le méchant Facebook ! »
    –> Personnellement, je l’aurai bien fait… Mais je me marre vraiment trop avec les commentaires sur FB.

    « Avant de crier au loup et de réclamer qu’on protège vos données, protégez-les vous mêmes… et si vous avez besoin d’un ou deux petits conseils pour ce faire, on est aussi là pour ça, nous les geeks. »
    –> Excellente conclusion et c’est le principe que j’applique et c’est ce qui me fait rester sur FB!

  3. On parlait exactement de ce sujet avec @schiste la semaine dernière. Je pense que tu oublies une partie du problème qui est la trahison de Facebook.

    Lorsque je me suis inscris sur ce site j’étais conscient de l’utilisation commerciale de mes données, mais je savais aussi celles qui étaient public et celles qui ne l’étaient pas.
    Avec l’évolution des conditions d’utilisations (cf. http://mattmckeon.com/facebook-privacy/) tout à changé ! Moi je prends ça pour une trahison.

    Je suis d’accord avec toi (comme tout le monde) qu’il manque un outils simple de protection des données sur Facebook. Mais j’irais plus loin et là je rejoins la position de notre secrétaire d’état chargée du numérique, NKM : « il faut avoir, par défaut, des profils d’utilisateurs qui soient extrêmement protecteurs de la vie privée » (cf. http://nkm-blog.org/facebook-dans-le-collimateur/)

    Qu’en penses-tu ?

    1. En terme de transparence et de « fidélisation client » je partage ton opinion selon laquelle Facebook à trahi une bonne partie de ses utilisateurs avec l’évolution des conditions d’utilisations…

      Mais je ne pense pas vraiment que la plupart des utilisateurs lambda (à savoir ceux qui ne sont pas comme toi et moi en train d’éplucher les conditions d’utilisations et ne passes pas leurs vies à discuter de ces thèmes) n’ont pas conscience de cette trahison, celle-ci n’explique donc pas la « haine » qu’ont les gens envers Facebook.

      Je pense qu’un utilisateur lambda critique facebook car on lui a dit que facebook vendait ses infos perso et que ce n’était pas bien… Encore une fois les médias jouent un rôle primordial dans ce phénomène : on amène les gens à penser ce qu’ils pensent.

      Même si mon article est assez « pro-facebook » dans l’idée, il n’en ai rien dans la réalité… disons que je m’insurge plutôt contre les moutons qui ne construisent leur argumentation anti-facebook que sur des faits lus par Laurence Ferrari sur son prompteur…

      En fait, je crois que ce billet rejoins peu ou prou mon billet sur la e-reputation (rédigé en premier lieu pour mon blog perso et réutilisé sur nouslesgeeks.fr) dans le sens où ces deux billets traduisent ma volonté de voir les utilisateurs de réseaux sociaux en particulier, et d’Internet en général, prendre leurs responsabilités quand aux informations qu’ils laissent trainer ici et là.

      1. Je suis tout à fait d’accord avec toi sur ce point, mais si je peux me permettre, on dépasse largement le simple cadre du « pour/contre facebook », pour en arriver à une responsabilisation des internautes mais aussi des médias.

        Que ce soit Laurence Ferrari ou une autre potiche des temps modernes, j’ai l’impression qu’il est de plus en plus difficile de trouver des médias qui ne soient pas « biaisés ». On ne pousse plus le consommateur (et a fortiori l’internaute) à analyser l’information qu’il lit pour se forger son opinion, on lui assène directement la réponse et donc « la bonne » opinion.

        A l’opposée, on commence à trouver des médias qui lancent les débats pour prôner une approche « oui, mais » qui nous a tant soulé pendant nos disserts quand on était « jeunes ».

        Nous les Geeks fait partie de cette vague, et c’est une des raisons qui rend si plaisant la lecture de votre blog !

        Amicalement vôtre,
        Greg

  4. J’apprécie aussi énormément la lecture de ce site, ça fait du bien de trouver des informations réfléchies !

    Concernant facebook j’ai moi aussi été interpellée quand j’ai enfin compris le changement. Je dis enfin car j’évite d’écouter les médias quand il s’agit d’informatique… depuis que ces dernier ont qualifié IE3 de « navigateur safe and flexible ».

    Les médias communs cherchent aussi à se geekiser, mais les effets de masse les dépasse complètement 😉

    Quant à facebook, pour ma part je ne pourrai pas nier y être vraiment installée !

  5. on avis est encore flou. En fait jusqu’à hier soir, je ne m’intéressais pas à Facebook; J’ai vu le film et j’ai discouru avec la maman d’une jeune ado. J’avoue que je comprends sa décision de lui interdire l’accès à internet n’importe comment et surtout Facebook. Pourquoi, voir le monde cru du « fait ce qui te passe par la tête et montre le au monde » éloigne l’enfant de la construction de sa personalité, l’éloigne de la réflexion. Et puis, par rapport à l’odi en général, il y a pour l’enfant, l’ado, l’adulte de toute façon un problème au niveau de temps passé devant ses foutus écrans. Problèmes induits pour le cerveau et le corps (les yeux, les cervicales, le dos). Voilà, j’espère que j’ai été assez clair. Je continu à utiliser mon ordi en ayant pris conscience du danger d’y rester trop longtemps. Comment? En fixant des objectifs. Demain je fais tel ballade à Vélo, à pied. Après demain, je vais voir Jean ou Pauline, C’est un pareil avec la télé, c’est très facile de passer des heures devant 20 chaînes moyennement intéressantes. Salut à Tous et ok pour la réflexion partagée, là il y a de la vie (l’avis) qui reprends!

Répondre à houncheringer Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *