Réseaux sociaux thématiques : même les scientifiques ont leur réseau !

Nous les geeks, on n’imagine plus la vie sans les réseaux sociaux. Il y a les géants : Facebook, Myspace, Twitter. Il y a les professionnels : Linkedin, Xing, Viadeo. Et puis il y a les thématiques…

Les réseaux sociaux font partie de nos vies, qu’on le veuille ou non. Même si l’on n’y est pas inscrit, on en entend forcément parler : dans les médias, au boulot, entre amis. Et si l’on n’y est pas, on se sent même parfois mis à l’écart : « Quoi ? Tu n’es pas sur Facebook ? ». Pourtant certains revendiquent fièrement leur non-appartenance à ces réseaux dit « sociaux ». Certains n’y sont pas par pudeur, d’autres par crainte qu’on leur vole leur identité et d’autres encore car il n’y voit aucune utilité. Et si celle-ci pouvait être plus claire sur les réseaux sociaux « thématiques » ?

On pouvait déjà se créer un « réseau » partageant les mêmes intérêts sur Facebook, grâce aux « groupes ». On pouvait discuter de thèmes particuliers au travers des « hubs » chez Viadeo. On pouvait aussi déjà suivre l’actualité relative à un thème ou un évènement grâce aux hashtags sur Twitter. Désormais il y a mieux (ou plus simple, ou plus pratique), on peut retrouver des personnes autour d’un même thème sur un réseau social spécialement dédié.

Ils s’appellent Ecovibio, Olicéo, Knowtex ou encore Beboomer, ils sont destinés aux écolos, aux scientifiques ou encore aux quinquagénaires en devenir et ils marchent ! Qu’ils soient soutenus par des ONG comme Planète Attitude (WWF), financé par des entreprises comme Les Végétaliseurs (Yves Rocher) ou encore totalement indépendants, les réseaux sociaux thématiques ont la côte et ce encore plus lorsque l’on s’intéresse à l’écologie.

Comment ça marche ?

Vous en avez assez de vous balader sur Facebook uniquement dans l’espoir d’y croiser des passionnés de ski alpin ? Pourquoi ne pas créer un réseau social spécifique où vous serez sûr de retrouver une communauté réellement férue de ce sport !?

Pour ce faire, rien de bien compliqué. Ning vous proposer de créer gratuitement VOTRE réseau social que vous pourrez ensuite gérer et animer selon votre volonté. Bien entendu, il existe aussi des versions payantes où vous aurez plus de libertés dans la customisation du réseau social mais selon les dires des utilisateurs, la version free peut suffire si l’on s’affranchit de publicités et de l’autopromotion Ning.

Il existe bien sûr d’autres plateformes qui vous permettront de créer la communauté parfaite mais Ning est la plus réputée. KickApps vous conviendra mieux si vous êtes webmaster et que vous travaillez sur des sites déjà existants. CrowdVine quand à lui est ultra-simple mais il ne faut pas être regardant sur l’aspect esthétique du réseau social créé, ce qui est malgré tout assez gênant.

Alors, conquis ?

Si cet article vous a intéressé et que vous voulez aller un peu plus loin et monter votre propre réseau social sur la préservation de l’habitat naturel de la loutre en milieu hostile n’hésitez pas à consulter ces quelques billets plutôt bien fait :

« 9 façons de créer votre propre réseau social » sur TechCrunch France

« Ning, réseau de réseaux sociaux » sur Novactif

10 réflexions sur « Réseaux sociaux thématiques : même les scientifiques ont leur réseau ! »

  1. Bonne réflexion. J’ai un ami qui est en train de créer un réseau spécialisé pour les coureurs (http://www.entreprunner.com) je vais lui transmettre 🙂

    Je me demande également si les réseaux sociaux spécialisés ont une place à avoir avec des « généralistes » aussi gros. D’après moi cela ne fait aucun doute (trop de parasitisme et de kikoolol qui pèsent sur la productivité sur les réseaux généralistes)

    Je surveille également les tout nouveaux réseaux sociaux libres et décentralisés qui sont très médiatisés en ce moment : movim, diaspora & co et qui me semblent un piste très intéressante pour faire contre-poids à Facebook (« à chaque pouvoir son contre-pouvoir » comme on dit).
    Un avis sur le sujet ?

    1. Le site de ton ami est assez bien construit, à voir comment la chose évolue et comment il « vend » son truc auprès du public cible, mais ça semble être un bon truc à suivre !

      A voir comme les forums continuent à fonctionner malgré la suprématie des réseaux sociaux, je pense que les réseaux sociaux thématiques ont leur place sur le web. On peut chercher des infos sur des groupes facebook, on peut lancer un appel à opinion sur Twitter mais pour avoir une vraie réponse qualitative on se tournera toujours vers les spécialistes… qui ne sont pas nécessairement sur ces deux géants du social media.

      Concernant les réseaux sociaux libres… oui… et non ! L’idée est excellente, nécessaire. Sauf que des internautes lambdas ne feront pas forcément la démarche d’aller vers quelque chose d’alternatif car ils ne comprendront pas forcément les répercussions. Et avouons qu’un réseau social où ne se rend pas le commun des mortels, ça a quand même moins de chance de marcher qu’un réseau à la facebook. Et mine de rien, le commun des mortels ça représente vachement plus de monde que les petits geeks que nous sommes 🙂

      Les réseaux à la diaspora ont leur chance, donc, tout comme les réseaux sociaux thématiques, mais d’après moi (et je me taperais peut-être la tête contre les murs dans 2 ans) il n’y aura pas le même engouement que pour les réseaux sociaux les plus en vue.

  2. Et que penses-tu de l’échec du « Buzz » (c’est assez ironique du coup comme nom) de Google, lancé en février dernier ?

    A l’heure où comme on le comprend bien les réseaux sociaux sont de plus en plus présent de la vie de tout un chacun, geek ou non, comment expliquer l’échec d’un géant comme Google ?
    J’ai beau demander autour de moi, quasiment personne n’en a ne serait-ce qu’entendu parler. (et c’est gens intègrent des Google et des Android users)

    Faut-il en conclure que Google s’y est mal pris, ou que tout Google que l’on soit Facebook est désormais indétrônable ?

    (très bon article by the way^^)

    1. Je te remercie pour la critique plutôt positive 🙂

      Concernant Buzz… personnellement j’ai essayé et j’ai rapidement désactivé la chose. La raison ? Un mix de « ça devient chiant à gérer 36 réseaux sociaux à la fois… on va finir par devenir des robots qui « statuent » sur tout et n’importe quoi… sympa la « sociabilité » » et de manque d’interactivité liée au fait que, comme je le disais dans ma réponse à Flo, s’il n’y a pas beaucoup de monde sur un réseau social, tu n’y traines pas longtemps tes guêtres.

      Mais alors pourquoi n’y a-t-il pas eu plus de monde, justement ? Peut-être le coté « too big » de Google, qui essaie d’entrer sur tout les terrains en oubliant son « mission statement » de base. A la base, on allait sur Google pour chercher de l’info. Les maps avait du sens, dans ce cas, puisqu’on pouvait localiser une boutique, une personne, … Avec Gmail ça s’éloigne déjà un peu de la mission initial, mais avouons-le c’est très pratique alors on garde.

      Mais l’intérêt de Buzz dans tout ça ? Ni plus pratique que Facebook ou Twitter, ni « thématique » comme Ecovibio ou Boomer, ni alternatif comme Diaspora puisqu’au final Google est en train de devenir un grand méchant qui garde nos petites infos bien précieusement pour un jour les revendre aux grands méchants marketeurs (z’avez qu’à pas mettre n’importe quoi sur le net… après tout !).

      Et puis avouons-le, Gmail est déjà « peu » utiliser par l’internaute lambda (j’en connais encore des tonnes qui se font suer à aller sur windows live plutôt que d’utiliser Outlook ou autre, alors gmail… passons). Buzz à « marcher » un temps car c’était nouveau, tout beau, c’était Google donc « hype », on en parlait sur Twitter, sur les sites de geekeries, … Oui, mais le soufflet est vite retombé. Faute d’avoir attiré suffisamment de monde, sans doute, et de ne pas avoir de véritable valeur ajoutée.

      Il y a sans doute d’autres explications mais c’est comme cela que je vois la chose.

  3. Bonjour,
    Personnellement je ne vois pas l’intérêt de créer un réseau à part. Pourquoi se privé de la notoriété du géant Facebook et de se priver de sa communauté.
    Pourquoi les grandes marques utilisent t’elles Facebook ?
    Ce qui me gêne c’est la multitude de plateforme qui s’ouvre, on commence sincèrement à s’y perdre (A moins d’avoir un annuaire des réseaux sociaux qui propose un classement par thèmes ou mots clés). Il faut du temps pour se familiariser avec les nouvelles plateformes, cela devient très chronophage.
    Ce qui manque aujourd’hui c’est une standardisation de ces plateformes et surtout une authentification unique pour toutes les plateformes (Certificat, biométrie …….), qui veut se lancer dans ce projet. Je pense que vous êtes comme moi, vous devez avoir plusieurs comptes (Avec le même mot passe, bonjour la sécurité).
    Sinon je trouve votre projet de blog très intéressant, continuez ………… et parlez plus de Facebook 🙂

    1. L’intérêt n’est peut-être pas très clair d’un point de vue économique, quoi que je travaille actuellement sur un dossier dans le cas duquel le fait de se rapprocher d’un réseau social écolo peut être un bon point. L’intérêt n’est peut-être pas très clair pour les entreprises, donc, mais il peut l’être d’un point de vue beaucoup moins capitaliste : si des personnes veulent se retrouver plus facilement autour d’un thème sur une communauté spécifique, pourquoi pas. Certes, les gens seront ainsi moins faciles à capter pour les entreprises, mais le but premier du web 2.0 n’est pas non plus de devenir un immense terrain de jeu pour les marketeurs (et c’est une marketeuse qui parle)…

      1. Vous soulevez un point intéressant, l’entreprise va t’elle changer la philosophie des réseaux sociaux?

        Il faut souligner que le web 2.0 est arriver dans l’entreprise grace aux internautes, esperons que le business ne tue pas cette belle aventure humaine.

  4. Bonjour,

    Je vous informe qu’un « facebook-Like » a ouvert ses portes il y a peu sur le thème du Jeux-Vidéo.

    L’adresse: Gamazing.com

    J’aimerai avoir des retours (je ne suis pas son créateur)

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